Golden Gate Bridge - Fisherman's Wharf

Jour 2 : première exploration de San Francisco avec quelques-uns des sites les plus emblématiques de la ville.

Publié le 15 avril 2026

Bien reposés après une excellente nuit de sommeil qui nous a totalement permis de nous remettre totalement du décalage horaire, nous résistons à l’appel de la magnifique plage de Pacifica et montons dans la voiture, impatients de découvrir San Francisco.

Nous nous garons dans le quartier de Presidio, au parking du Walt Disney Family Museum et terminons le trajet vers le pont du Golden Gate, en traversant un parc en longeant un cimetière militaire.

Golden Gate Bridge

C’est alors que le Golden Gate Bridge s’offre à nous, majestueux dans sa livrée orange si caractéristique.

Symbole emblématique de San Francisco, le Golden Gate Bridge s’étend majestueusement sur 1 280 mètres, reliant la baie de San Francisco à l’océan Pacifique, avec ses imposants piliers rouges se détachant sur fond de brume et de collines verdoyantes.

Chef-d’œuvre d’ingénierie inauguré en 1937, ce pont suspendu défie les éléments grâce à sa structure audacieuse et ses câbles d’acier entrelacés, tout en offrant une vue spectaculaire sur la ville, Alcatraz et les paysages côtiers de Californie.

Bien plus qu’un simple axe routier, le Golden Gate Bridge incarne l’esprit pionnier et la beauté architecturale des États-Unis, attirant des millions de visiteurs chaque année, fascinés par son élégance intemporelle et son rôle dans l’histoire de la région.

Un vent assez soutenu et frais balaie la baie et nos visages. On nous avait prévenus : à San Francisco, les étés sont frais et souvent brumeux tandis que les hivers sont doux et pluvieux. Les températures varient peu tout au long de l’année, avec des maximales rarement au-dessus de 25°C en été et des minimales rarement en dessous de 5°C en hiver. La petite laine est de rigueur, même en août.

Fort Point

Sous le pont, le Fort Point, construit entre 1853 et 1861, est un exemple remarquable d’architecture militaire américaine du XIXe siècle. Conçu pour protéger la baie de San Francisco des attaques ennemies, il est souvent appelé le "Gibraltar de l’Ouest". Ses murs en brique, épais de plus de 2 mètres, et ses canons historiques témoignent de son rôle stratégique pendant la guerre de Sécession.

La visite du fort, si elle n’est pas inoubliable, est charmante et permet de découvrir des salles voûtées où sont stockés les canons d’origine ainsi que des barils de poudre et sa magnifique terrasse d’artillerie offrant une vue originale sur le Golden Gate Bridge.

Grands vadrouilleurs, nous décidons de profiter de la météo plutôt clémente et de prendre notre temps en rejoignant le centre-ville à pied le long de la plage. Nous passons devant l’ancienne île-prison d’Alcatraz, dont nous n’avions pas pu réserver des billets en février tant la demande est importante, puis devant le très chic Yacht Club où un couple élégant descend d’une imposante limousine alors que leur chauffeur tient la portière et que le personnel de l’établissement sort les bagages du coffre. 

Palace of Fine Arts

Depuis la marina, nous longeons les élégantes villas de Baker Street afin de profiter de la vue splendide sur le Palace of Fine Arts, le temple grec que San Francisco a construit pour prouver qu’elle aussi peut faire dans l’architecture classique — sauf qu’ici, au lieu de dieux en colère, on y trouve des canards paisibles qui se baladent autour de son étang romantique. Inauguré en 1915 pour une exposition éphémère, ce "palais" en faux marbre a tellement plu qu’il a refusé de disparaître, comme un invité qui s’incruste à la soirée… mais en bien plus classe. Aujourd’hui, c’est le spot idéal pour jouer les philosophes en contemplant les colonnes majestueuses, ou pour faire croire à ses followers qu’on est en Grèce — alors qu’on est juste à deux pas du Golden Gate Bridge et d’un bon burrito.

Dans les rues de San Francisco

Nous quittons le quartier de la marina pour parcourir à pied une avenue rectiligne un peu moins classe mais où commencent à apparaître çà et là, des façades aux couleurs soutenues qui constituent, avec les bow-windows, la signature du paysage urbain de Frisco. Nous faisons une pause-déjeuner en terrasse, ce qui est pour nous l’occasion de nous livrer à l’exercice périlleux du calcul du pourboire, les serveurs étant rarement rémunérés au fixe.

Les bornes à incendie vintage disputent les trottoirs aux arbres emmaillotés par quelque bobo de la Silicon Valley en inter-contrat. Nous pénétrons dans un bureau poste afin d’acheter des timbres et peut-être aussi un peu parce que nous étions déjà nostalgiques, depuis notre expérience à la douane, de la convivialité légendaire dont font preuve les fonctionnaires de l’administration fédérale américaine.

Lombard Street

Après 45 minute de marche en ligne droite, nous atteignons notre objectif : la plus célèbre portion de rue de San Francisco, une toute petite section de Lombard Street, réputée pour être la rue la plus pentue de la ville. A cet endroit des lacets très serrés divisent en deux cet axe majeur rectiligne, long de 4 km qui part de Presidio pour se jeter 4 km plus loin dans le port. 

La perspective offerte est charmante, l’ambiance un peu moins en ce mois d’août : des voitures, mais aussi des meutes de touristes en gyropode, font la queue pour avoir le privilège tout relatif de descendre les quelques lacets mythiques immortalisé dans la célèbre scène de poursuite automobile du film Bullit. Des agents postés en amont et en aval du site tentent de réguler comme ils peuvent ce flux hétérogène. Ils doivent certainement sauver quotidiennement la vie d’un ou deux inconscients qui tentent de faire un selfie en plein milieu de la chaussée. Cela doit être un enfer pour les riverains.

Fisherman's Wharf

A 20 mn à pied au nord de Lombard Street, se trouve Fisherman’s Wharf, un quartier emblématique de San Francisco, niché en bordure de la baie. Ancien port de pêche animé depuis le XIXe siècle, il a conservé son charme maritime tout en devenant l’une des zones les plus touristiques de la ville. L’ambiance y est unique : entre les cris des mouettes, les odeurs de crabe grillé et de pain à l’ail, et les lions de mer se prélassant sur les pontons de Pier 39, on plonge dans une atmosphère à la fois nostalgique et vivante.

Parmi les incontournables, Pier 39 attire avec ses boutiques, ses restaurants et ses attractions, tandis que Ghirardelli Square, ancienne usine de chocolat, séduit les gourmands avec ses sundaes légendaires. Les amateurs d’histoire apprécieront le Musée Mécanique, rempli de jeux d’arcade vintage, et Hyde Street Pier, où des bateaux historiques comme le Balclutha sont amarrés. Pour une touche naturelle, l’Aquarium of the Bay permet de découvrir la faune marine locale, des requins aux raies.

Côté gastronomie, Fisherman’s Wharf est réputé pour ses spécialités de fruits de mer : la soupe de palourdes (clam chowder) servie dans une miche de pain sourdough, le crabe de Dungeness grillé, ou les huîtres fraîches. Les restaurants et stands locaux offrent une expérience culinaire authentique, même si certains endroits très touristiques peuvent être onéreux.

Nos gamines, peu compatibles avec les fruits de mer, s’amuseront par contre beaucoup à parcourir un escalier-piano dont chaque marche émet une note de musique.

Scooby-Doo !

La journée a été riche en découvertes et en émotions, le ciel se couvrant brutalement et nos gamines fatiguant, nous décidons qu’il est temps de rentrer. Notre bus, qui nous ramène à Presidio où est garée notre voiture, s’arrête à un feu. Et là, nous voyons passer devant nos yeux ébahis une nappe de brume dense qui remonte de la côte océanique pour rejoindre la baie en traversant la ville. La scène surréaliste, digne du dessin animé Scooby-Doo, s’explique par la brutalité des changements météorologique qui est l’un des traits caractéristiques du climat de cette partie de la Californie.

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