Curieux, passionné de tout et donc spécialiste en rien - mais quand même titulaire d'une maîtrise en Géographie - j'essaye de partager ici ma passion pour notre belle planète et ses habitants et de donner quelques clefs de compréhension du monde à mes concitoyens afin de contribuer à protéger la liberté et la démocratie.
Mon parcours de vie
Alsacien, petits-fils d'une grand-mère qui a été déplacée de force par les nazis en 1940 et qui vécu plusieurs années réfugiée dans son propre pays, j'ai depuis ma plus tendre enfance une conscience assez vive de ce que signifie la guerre et ses conséquences directes pour les populations.
En classe de seconde, j'étais doué en informatique mais nul en mathématiques (ce qui ne manquait pas de désespérer monsieur Brice, mon estimable professeur de Maths et Infos). Je décide donc de m'orienter vers ce qui est aujourd'hui le BAC Sciences de la Vie et de la Terre puis vers des études à la faculté de Géographie à l'Université Louis Pasteur de Strasbourg.
Mon séjour universitaire dans la capitale européenne a été pour moi, sur le plan intellectuel, formidablement épanouissant.
Dans notre petite promotion de première année de Géographie, on pouvait compter notamment un mahorais, un kanak, une réunionnaise, un luxembourgeois, un norvégien. Mon meilleur ami à la faculté était d'ailleurs un finlandais avec qui je reprendrais contact des années plus tard la trace grâce à la magie de Facebook. Depuis la chambre de ma citée universitaire j'avais vu sur le chantier de construction du nouveaux quartier européen. Tous les jours, je passais pour me rendre à la fac devant l'imposant siège du Conseil de l'Europe. Le parti-pris architectural très seventies de ce bunker pour accueillir une organisation internationale chargée de promouvoir la paix et la coopération sur notre vieux continent ne cessait de me surprendre.
Je fréquentais nuitamment l'amicale d'informatique et sa section jeux de rôles, ce qui m'a permis d'accéder pour la première fois à certains services Internet. Mais nous sommes dans la première moitié des années 90, Internet avait une toute autre physionomie : c'était moche, lent et cela ressemblait plus à un archipel d'îles éloignées les unes des autres plutôt qu'au réseau dense en toile d'araignée que nous connaissons aujourd'hui. Baignant depuis ma jeunesse dans la littérature d'anticipation, j'entrevoyais finalement l'énorme potentiel que représentait cette technologie encore balbutiante.
Après mon service militaire dans la Gendarmerie et ma soutenance de mémoire, je trouve du travail en tant qu'agent de développement à Pontarlier, ville moyenne située dans le Doubs, en plein cœur des montagnes du Jura, Je vois de l'intérieur le fonctionnement des services de l'État et des collectivités. Je relève également les manquements du système : lourdeurs administratives, conflits d'intérêts, compétition politique et chamailleries diverses. Je constate aussi la passion et le dévouement de certains élus de terrain qui ne comptent pas le temps et l'énergie qu'ils consacrent à la communauté.
En 1998, je suggère à l'association pour laquelle je travaille de lancer un des premiers portails internet locaux. Celui-ci acquiert rapidement une certaine notoriété. Il est même distingué au niveau national et me permet d'écrire une pige dans une revue nationale.
Je monte progressivement en compétence sur le plan technique et en 2000, avec le soutien de ma compagne (qui deviendra la même année ma femme) et aux encouragement bienveillants des dirigeants de mon association, tous entrepreneurs ou cadres dans le secteur privé, je décide de me lancer dans la création de sites web en fondant ma propre agence web. Cyberiance était née.
Les premières années sont certes chaotiques mais mon entreprise fait son trou et gagne une solide réputation sur Pontarlier et même jusqu'au cercle polaire arctique.
La naissance de mon engagement
Le nom de domaine geographe.fr a été enregistré en 2004. A l'époque, je n'avais pas d'idée précise quant à ce que j'allais en faire, à part un vague espoir de pouvoir réunir un jour ma formation initiale de géographe et mes compétences informatiques acquises en autodidacte.
Le Brexit et l'élection de Trump en 2016, l'ingérence russe lors de l'élection présidentielle française de 2017, l'éclatement de l'affaire Cambridge Analytica en 2018 m'ont fait réaliser que la liberté, la démocratie et la prospérité n'étaient pas des acquis et que si je n'y prenais pas garde, si l'indifférence devait me gagner, mes filles auraient une vie beaucoup moins épanouissante que la mienne.
En mars 2022, l'invasion russe à grande échelle menée en Ukraine m'a subitement fait réaliser qu'à la menace idéologique s'ajoutait désormais une menace physique qui pouvait nous impacter directement, moi et mes proches. Il me m'était donc plus possible de me contenter d'être un simple spectateur, de coller parfois quelques affiches et de glisser occasionnellement un bulletin dans une urne.
A l'instigation d'un ami déjà en Pologne depuis plusieurs jours, j'ai donc décidé de me rendre sur place le 10 mars 2022 afin d'aider les réfugiés ukrainiens en tant que chauffeur volontaire.
Durant les milliers de kilomètres passées à conduire sur les autoroutes de Pologne, d'Allemagne et de Lituanie et les dizaines de rencontres avec des réfugiés mais aussi avec des bénévoles français, allemands ou polonais m'ont permis de réfléchir à l'enchainement des circonstances qui m'avait amené là où j'étais et de faire ce que je faisais. Cela m'a permis de fixer le corpus idéologique qui guidera ma pensée et mon action à partir de ce moment.
Mes convictions
J'ai réalisé que je me sentais pour la première fois pleinement et entièrement européen. Que l'Europe était une idée noble et audacieuse bâtie sur le champ de ruines de la Seconde Guerre mondiale dans une logique de paix et de défense vis-à-vis de l'impérialisme soviétique qui n'était autre que du nationalisme russe repeint en rouge.
L'Europe est fondée sur quelques principes simples :
- l'État de droit ;
- la liberté de circulation des idées, des personnes et des marchandises ;
- la non remise en cause des frontières établies.
Certes, cette Europe a éclos sous le bouclier militaire américain - bouclier qui n'était pas proposé sans arrières pensées non plus ce cette autre puissance impérialiste. Mais elle s'est ensuite élargie suite à l'effondrement brutal du système soviétique et malgré les efforts américains pour la contraindre et limiter son intégration politique et surtout militaire.
J'ai aussi réalisé à quel point cette utopie en train de devenir réalité était belle et fragile, une sorte d'accident de l'histoire, et qu'elle commençait à agacer aussi bien aux États-Unis qu'en Russie. Elle était attaquée de toute part, dans le cadre de guerres hybrides et notamment d'actions de déstabilisation et de désinformation.
Le meilleur moyen d'assurer ma sécurité et celle de mes proches, de nous permettre de vivre heureux dans un pays prospère et sur un contient en paix était donc de lutter contre la propagande et la désinformation, qu'elle viennent de l'intérieur ou de l'extérieur.
Geographe.fr est l'outil que j'ai choisi de forger pour m'aider dans cette tâche.
La ligne éditoriale
Je m'efforce de fournir une analyse lucide, avec passion et sincérité, sans idéalisme excessif des sujets qui m'intéressent mais en tâchant toujours de rester optimiste. J'essaye d'être modéré dans mes propos même si je m'autorise parfois une certaine impertinence.
Je ne résiste malheureusement pas toujours à l'occasion de faire un bon mot. Et s'il m'arrive bien involontairement de blesser l'un ou l'autre par mes écrits, j'espère que l'on ne m'en tiendra pas rigueur dans la mesure où je le fais sans fausseté et sans haine.
